Nouveau report dans l’affaire « Cheikha Trax ». Le tribunal de première instance de Marrakech a décidé, ce mercredi, de renvoyer l’examen du dossier au 4 novembre, afin de permettre à la défense de préparer ses arguments.
Fatima Zahra, chanteuse populaire connue sous le nom de « Cheikha Trax », est actuellement poursuivie en état de détention. L’affaire trouve son origine dans un enregistrement audio qui lui est attribué et dont le contenu a suscité la plainte de plusieurs habitants et personnes originaires du quartier Sidi Youssef Ben Ali, à Marrakech.
Le parquet poursuit la chanteuse notamment pour des faits liés à l’incitation à la discrimination et à la haine entre les personnes par voie électronique, ainsi que pour des accusations de menaces et de violences.
Les poursuites reposent sur le contenu de l’enregistrement en question. Les plaignants estiment que certains propos tenus dans cet audio portent atteinte aux habitants de Sidi Youssef Ben Ali et présentent un caractère insultant et dégradant.
Selon les éléments contenus dans leur plainte, ils considèrent également que certains passages pourraient relever de l’injure, de la diffamation et de la discrimination. Ces qualifications devront toutefois être examinées et appréciées par la juridiction saisie du dossier.
La procédure avait été engagée après le dépôt d’une plainte auprès du parquet par plusieurs personnes se présentant comme habitants ou originaires du quartier marrakchi.
Celles-ci dénoncent notamment des propos qu’elles estiment stigmatisants à l’égard de la population locale. Elles considèrent également que certains passages diffusés sur des supports électroniques seraient susceptibles d’alimenter la haine à leur encontre.
L’enregistrement et les éléments versés au dossier seront donc au centre des débats judiciaires. Le tribunal devra notamment examiner les circonstances dans lesquelles les propos ont été tenus, leur contenu ainsi que les responsabilités susceptibles d’en découler.
Le fond de l’affaire n’a pas encore été tranché. Le renvoi décidé mercredi vise avant tout à accorder à la défense un délai supplémentaire pour préparer le dossier avant la reprise des débats.
La prochaine audience est désormais fixée au 4 novembre. La juridiction devra poursuivre l’examen des accusations retenues par le parquet et des arguments présentés par les différentes parties, dans le respect de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive.


